[Test] Gotham Knights : La relève est-elle bien assurée ?

Sorti le 21 octobre dernier, Gotham Knights ne laisse personne indifférent (ou presque). Développé par WB Games Montréal, Gotham Knights souhaite nous plonger dans une Gotham en proie au chaos. Y arrive t’il ? Je vous livre enfin mon avis après environ 60 heures et le platine en poche.

Test réalisé à partir d’une version PS5 Dématérialisée, fournie par l’éditeur, que je remercie infiniment.

Pour lire ma preview de Gotham Knights au bout d’environ une dizaine d’heures.

Le Platine

Avant de plonger dans le test, un mot sur l’obtention du Platine. Il peut facilement être obtenu, à condition d’être organisé(e) et patient(e). En effet, si vous souhaitez obtenir ce platine, il vous faudra faire l’ensemble de l’histoire, ses quêtes secondaires ainsi que ses collectibles (et il y en a BEAUCOUP) ainsi que des défis comme accomplir les 16 entrainements ou battre un certain nombre d’adversaires bien précis. Le trophée le plus difficile, à mon sens, c’est celui qui s’appelle « Disciple Exemplaire », qui vous demande de relancer votre partie en Nouvelle Partie + afin d’atteindre le niveau maximum, donc 40, pour le débloquer. Pour ma part, je me suis aidé des vidéos de Powerpyx pour les collectibles et accompli le reste par moi même, sans trop de difficultés. En ce qui concerne la durée d’obtention du platine, je table sur environ 50 à 60 heures avant de voir le précieux sésame apparaitre.

Le Test

Batman est mort. Dans Gotham Knights, la mort de Batman n’est pas la fin mais le début de l’histoire. Celle de la relève du chevalier noir. En effet, Batgirl, Nightwing, Robin et Red Hood n’ont pas d’autres choix que de reprendre le flambeau et décideront de faire la lumière sur la disparition de leur mentor. C’est ainsi que Gotham Knights se lance. Après une introduction de très haute volée et qui restera en tête, le jeu souhaite nous faire choisir qui des 4 justiciers nous incarnerons. J’ai d’abord choisi d’incarner Nightwing pour au final changer pour Red Hood. En effet, vous pouvez choisir de jouer un des 4 justiciers à l’envie. En ce qui concerne le scénario, il faut savoir qu’il est relativement bien écrit, bien narré, avec une mise en scène efficace mais que le tout reste classique. Sans rentrer dans le spoil, il est assez intéressant de voir pour la première fois la fameuse cour des hiboux dans un JV. Son introduction flirte un petit peu avec les meilleurs œuvres d’épouvante et son exploitation tout au long de l’aventure m’a toujours donner envie de voir le fin mot de l’histoire. Malheureusement, j’aurais aimé que ça aille un peu plus loin que ce qu’on voit dans Gotham Knights, puisque la cour des hiboux dans le comics me paraissait, du moins dans mes souvenirs, plus menaçante qu’elle ne l’est ici.

Néanmoins, je n’ai pas boudé un seul instant mon plaisir vis à vis du scénario et vu que j’attendais le jeu uniquement pour cette raison, sachez qu’il décroche un vrai et premier bon point.

Pour le gameplay, exit la touche de contre, on va cette fois ci esquiver les coups de nos adversaires. C’est un coup à prendre mais qui se révélera vraiment jouissif vers la fin de l’aventure. Là encore, c’est une intention de se démarquer de la part du studio et je trouve qu’il à eu le nez creux.

En ce qui concerne le contenu secondaire, sachez qu’en premier lieu, vous aurez la possibilité d’accomplir 3 dossiers secondaires pour 3 vilains « iconiques » de l’univers Batman. Les nommer serait du spoil mais je trouve que leur missions jouissent d’une bonne narration et qu’il serait une bonne idée pour le studio, comme pour moi et les joueurs qui apprécient le jeu, de reprendre ce même principe pour introduire d’autres vilains au travers d’extensions futures, puisque je trouve que le studio tiens là un bon concept. De plus, je ne vais pas m’étendre sur le reste du contenu secondaire, afin de ne pas spoiler, mais Gotham Knights à de quoi faire, rassurez vous.

Toujours dans le contenu annexe, Gotham Knights est pensé en 2 étapes. Le jour, dans le QG, où vous allez vous préparer pour la partie la plus importante du jeu : la nuit. C’est durant chaque nuit que le gros du jeu se passe, puisque vous allez arpenter la ville de Gotham afin de contrecarrer le crime qui gangrène Gotham. Et durant mes longues heures à m’occuper des criminels, je me suis rendu compte que je ressentais les mêmes émotions que lors de mes visionnages des épisodes de la série Arrow by CW. Dès lors, je me suis rendu compte que Gotham Knights avait beaucoup en commun avec les univers DC des séries produites par la chaine. Au passage, Gotham Knights a des mécaniques de light RPG, avec prise de niveaux, arbres, points de compétences, équipements (tenue, arme de corps à corps et longue distance) et mods à équiper, le tout conditionnés par votre niveau, partagé entre vos 4 justiciers.

Avant de parler technique, je reviens vite fait sur le progressisme contenu dans Gotham Knights. Si dans d’autres œuvres vidéo-ludiques, ça pose problème (Watch Dogs Légion, coucou), je me permet de dire qu’ici, j’ai trouvé que cela restait en retrait. Entre le drapeau LGBT en évidence dans le QG, les propos que tiens Bruce sur lui même dans ses enregistrements (il parle de lui même en tant que mâle blanc…) où ceux de l’équipe qui souhaite aller à la marche des fiertés en costumes, ou alors le remplacement de Vicky Vale par une certaine Noor Rashid, on peut dire qu’en effet, il y a bel et bien du progressisme dans Gotham Knights mais fort heureusement sur le temps de jeu total, c’est au final très en retrait et c’est tant mieux.

Techniquement parlant, Gotham Knights à déjà créer la polémique puisque il est bloqué en 30 fps sur PS5/Series X. Tout d’abord, il faut que vous sachiez mes conditions de test. Durant mes sessions, j’ai été coupé d’internet et donc été obligé de jouer hors ligne à Gotham Knights, sans son premier patch donc. Durant mes sessions, mis à part à moto, où j’ai essuyé quelques petits ralentissements, tout s’est très bien passer. Aucun bugs, aucun freezes durant mes nombreuses sessions. Je peut donc le dire en toute connaissance de cause : Gotham Knights, dans sa version PS5, lors de sa sortie, est un JV ultra propre et jouable sans aucun souci. Développé à partir du moteur UE4, Gotham Knights nous propose sa version bien personnelle de la ville de Gotham. Bien différente de celle de Batman Arkham City et Arkham Knight, on a droit cette fois ci à de la vie dans les rues de la ville, autre que les criminels. Même si il faut saluer l’initiative, je trouve que ce n’est toujours pas « ça ». Certes, il y a des civils et des voitures dans les rues mais ça reste de l’apparence. On arpente Gotham de bout en bout afin d’accomplir nos objectifs et rien de plus. Néanmoins, je trouve les graphismes et la DA (plus particulièrement cette dernière) inspirés. Gotham Knights se distingue à sa façon des productions de Rocksteady et c’est tant mieux. Je finis sur l’utilisation de la DualSense, qui n’est malheureusement pas exploitée et c’est vraiment dommage. J’ai failli oublié : le 30 fps de Gotham Knights ne me choque pas du tout. Voilà, c’est écrit.

Maintenant que j’ai fait le tour du propriétaire, place à mon avis. Même si Gotham Knights propose un mode coop à 2 joueurs, j’ai été contraint, par la force des évènements, d’y jouer seul. Cela ne m’a pas dérangé outre mesure et j’ai été diverti. Le principe même d’un JV non ? Oui Gotham Knights ne propose rien de vraiment nouveau, mis à part son introduction qui me marquera à jamais et son utilisation de la Cour des Hiboux. Il se démarque par son utilisation plutôt maligne de ses dossiers secondaires, qui nous permet donc de croiser la route de 3 vilains. Pour le reste, Gotham Knights fait ce qu’il fait avec efficacité et à su me divertir durant mes 50 à 60 heures qu’il m’a fallu pour le platiner. Il rate néanmoins de peu le coup de cœur du blog à cause de ses trop nombreux collectibles. Je savais où je mettais les pieds avant d’y jouer, connaissant le passif du studio et il faut bien admettre qu’il a fait beaucoup de progrès en terme d’écriture et de mise en scène mais pas assez pour décrocher le fameux sésame. Néanmoins, je vais être franc avec vous. J’aime l’univers DC et Gotham Knights m’a respecté en tant que fan. Il regorge de références en tous genre (dans les mails et dans son codex), son traitement du quatuor est humain et humanisé, son histoire respecte le lore de Batman, mais il lui manque un petit quelque chose d’épique et qui reste en mémoire, malgré, encore une fois, une introduction surprenante de puissance.

Encore une fois, je ne comprend donc pas ce qu’on reproche à Gotham Knights. L’impression que chaque année, la masse à besoin d’un JV en particulier pour en faire sa tête de turc et lui foutre sur le dos tout les maux des autres JV sortis précédemment, qui eux s’en sortent miraculeusement « bien ». C’est donc avec cette petite incompréhension dans le coin de la tête que je n’ai pas peur de vous dire que j’ai apprécié ce Gotham Knights. Oui, ce n’est pas Rocksteady derrière et non ce n’est pas une suite de BAK. Ce que fait Gotham Knights, il le fait dans un souci de se différencier, de nous proposer non pas quelque chose qui fait suite, mais quelque chose de parallèle. Néanmoins, il ne se démarque en rien de la concurrence et ne fait que réciter une leçon bien apprise, rien de plus, rien de moins. En sommes, Gotham Knights reste un JV classique mais qui fait les choses avec efficacité. Je suis tout de même curieux de voir ce que le studio décide de faire pour la suite des choses en terme de contenus.

Ce que j’ai aimé :

  • Une introduction qui restera très longtemps en tête
  • On peut accomplir l’intégralité du jeu en solo, sans aucun problème
  • Une Gotham City différente
  • Incarner 4 justiciers
  • Red Hood, qui se démarque nettement du lot
  • Bien écrit, bien narré, il se laisse suivre avec un plaisir certain
  • Les 3 dossiers secondaires, je trouve l’idée très bonne dans son procédé
  • Une grosse durée de vie (comptez une trentaine d’heures pour faire le scénario et le contenu secondaires, le double pour décrocher le platine)
  • Le mode photo

Ce que j’ai moins aimé :

  • Les collectibles, il serait peut être temps que l’industrie arrête d’en mettre autant dans ses mondes ouverts…
  • J’aurais bien aimé que le scénario se sert de la synergie de ses 4 justiciers, autre que dans un mode coop inutile, surtout vers la fin de son aventure
  • La DualSense, inexploitée, c’est dommage
  • Aucune sensation de vitesse avec la moto
  • Un doublage français parfois de très haute volée (Red Hood), parfois calamiteux (Fox)
  • Le souci d’y mettre du progressisme de la part du studio, il n’y avait pas besoin d’en mettre selon moi

Son appréciation

Je l’ai attendu ce Gotham Knights ! Après 60 heures et le platine en poche, je peut donc vous le dire : je n’en ressors pas déçu de mon aventure. Malgré quelques défauts ici et là, Gotham Knights réussi ce qu’il voulait faire : une aventure parallèle à la quadrilogie Batman Arkham et traiter du sujet des conséquences de la disparition de Batman en nous proposant une relève à son combat. C’est bien écrit, très intéressant mais manque un peu de spectaculaire, malgré une intro marquante. Je suis donc très curieux de la suite des événements et voir si le studio va continuer de suivre son jeu en nous proposant (ou non) du contenu supplémentaire. Je le souhaite de tous cœur mais au vu de ce qu’il s’est passé dans l’opinion générale lors de sa sortie, je comprendrais aisément que Gotham Knights soit abandonné par son studio…

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