[Test] Stray : Une pépite indé qui m’a fait ronronner de plaisir


Test réalisé à partir d’une Version PS5 Dématérialisée proposée dans l’abonnement PS + Extra.

Dans Stray, le postulat de départ est que nous incarnons un chat. Un chat errant, tout ce qui a plus de simple, qui part à l’aventure. Sauf qu’il atterrira dans un endroit sombre, lugubre, en proie à une menace singulière. Vos premiers pas se font discret, mais votre envie de découverte vous amènera vers les portes d’une ancienne cité sous terraine abritant de bien étranges habitants, jusqu’à faire la rencontre de B12, qui a définitivement besoin de vous. Tel est le commencement de Stray. Le scénario se veut simple mais au fil de votre aventure, on découvre qu’il est loin d’être simpliste et renferme une intelligence de propos qui mérite d’être entendu et écouté.

Développé par le studio français (basé à Montpellier) BlueTwelve Studio et édité par Annapurna Interactive, Stray est disponible sur PS4, PS5 et PC depuis le 19 juillet dernier. Il n’est pas évident de parler de Stray sans rentrer dans le spoil mais sachez que si au départ, la proposition d’incarner un chat est alléchante, on reste scotché manette en mains pour l’univers ici dépeint mais aussi pour sa formidable bande son qui me marquera (elle est actuellement à l’écoute lors de l’écriture de ce test). Ce que Stray réussit, selon moi, c’est de dépasser l’attente que j’avais placé en lui lors de sa bande annonce de révélation. Il offre une aventure sans commune mesure, déjà en nous plaçant dans le corps d’un chat intrépide, mais aussi dans un univers encore bien trop inédit dans le JV moderne malgré des œuvres comme Cyberpunk 2077 ou Deus Ex (sans parler de The Ascent ou Ghostrunner). Le cyberpunk, genre bien à lui que j’affectionne, aussi pérenne dans le roman que dans le cinéma peut être utilisé à l’infini (ou presque) afin de raconter tout un tas d’histoires et ici, dans Stray, c’est bel et bien le cas. Si en tant que connaisseur aguerri, je n’ai pas été outre mesure étonné d’en découvrir les tenants et aboutissants, l’intelligence des propos et la façon de distiller les mots est remarquable, le message sous jacent de Stray est, selon moi, d’une redoutable efficacité et témoigne d’un soin tout particulier à son écriture et sa mise en scène minimaliste (à l’image de son protagoniste, aussi petit que mignon).

Ce qui étonne d’autant plus, c’est le level design qui permet, plus ou moins, d’escalader énormément d’éléments du décor afin d’atteindre des hauteurs insoupçonnées. On ne s’en rend pas compte immédiatement mais au bout de quelques heures, on se met alors à explorer un peu plus les magnifiques environnements qui parsèment notre aventure. D’ailleurs, parlons en des environnements, tout en néons, qui rappelle donc le courant cyberpunk. Je n’en dirais pas plus, les screenshots parleront à ma place. Mais je me permet tout de même de vous dire que j’adore tout simplement les multiples environnements que l’on parcourt, tant dans leur construction que dans leur invitation à la contemplation. J’ai comme eu l’impression que là où je regardais, une histoire s’y cachait et n’attendait plus que moi pour être racontée.

En ce qui concerne la DualSense, sachez qu’elle est admirablement prise en compte dans l’expérience, entre vibrations et haut parleur, où vous pourrez tout simplement entendre votre petit héros ronronner ! Ce qui renforce indéniablement l’immersion et me fait dire que le studio à su se démarquer sur ce petit point bien précis.

Du côté de la technique, je n’ai eu aucun souci. Pas de freezes, mais juste un petit ralentissement à un certain moment de mon aventure qui n’a duré que 20 secondes au bas mot.

Quant à la durée de vie, sachez que j’ai fini une première fois Stray en 8h41, l’ensemble des collectibles et des actions spécifiques en poches. Il ne me reste qu’un seul trophée avant le Platine : celui du speed run, qui consiste à finir Stray en moins de 2 heures.

Vous l’aurez plus ou moins compris, Stray m’a mit une immense claque. Alors certes, je savais que la proposition d’incarner un chat était singulière et qu’elle me plairait mais si Stray décroche le coup de coeur, c’est bien pour tout le reste. De son écriture, à sa narration et à ses propos qui pourrait nous faire réfléchir si on ne connaissait déjà pas ce genre d’œuvre. Et quand bien même, j’ai déjà eu à faire à ces propos là, les voir adressés à un nouveau public fait chaud au cœur, grâce notamment à un final d’une beauté mémorable, d’une intelligence remarquable, sublimant une œuvre atypique et inoubliable. Le seul bémol ne tient pas dans sa relative faible durée de vie, qui ne me gène pas outre mesure, mais c’est bien l’absence d’un mode photo, qui aurait permis de sublimer une œuvre autant belle dans son apparence que dans son fond. Enfin, Stray se paye le culot de me faire mentir sur un constat bien personnel que j’ai envers la scène vidéoludique indé. En effet, je ne suis pas énormément fan des JV dit « indé » pour la simple raison que je trouve que les projets sont intéressants sur le papier mais une fois manette en main, accusent quand même d’une finition douteuse, plombant un peu leur promesse. Ici, ce n’est pas absolument pas le cas, on sent que le studio à réussit à nous proposer une vision totale de leur projet avec le budget qui était le leur en nous offrant donc une expérience à la hauteur des attentes qu’il avait généré suite à l’annonce de leur jeu. Bravo à BlueTwelve Studio !

Ce que j’ai aimé :

  • Un protagoniste aussi mignon qu’attachant
  • Une intelligence de propos qui fait du bien
  • Un level design remarquable
  • Une aventure inoubliable
  • Une Direction artistique qui marque et qui ne m’a pas laissé indifférent
  • Une durée de vie que je trouve convenable

Ce que j’ai moins aimé :

  • L’absence d’un mode photo :/

Son appréciation

Quelle aventure ce Stray ! D’une direction artistique inspirée à son petit héros fort courageux, j’en ressort à la fois conquis et bercé par une expérience que je ne suis pas prêt d’oublier de sitôt ! De ce fait, Stray décroche le coup de coeur du blog pour cette année et est donc en lice pour être mon Jeu de l’Année 2022. Rendez vous en fin d’année pour savoir si il décrochera le fameux sésame !

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