[Test] Sniper Elite 5 : Karl Fairburne à bout de souffle ?

Rebellion et Karl Fairburne sont de retour pour une cinquième aventure ! Après Berlin, l’Afrique et l’Italie, Karl arrive en France pour botter le derrière des méchants pas gentils nazis. Au programme : peu de nouveautés dans son fonctionnement mais beaucoup d’amour, peut on dire que les développeurs nous propose de quoi nous amuser en snipant ?

Test et captures d’écrans réalisé à partir d’une Version PS5 dématérialisée fournie par Just For Games, que je remercie infiniment.

Je ne vous rapporte que mon expérience bien personnelle sur Sniper Elite 5 dans son mode solo. Je n’ai pas touché à la partie (bien présente) de son multijoueur. Test garanti sans spoils.

Si vous ne connaissez pas la licence Sniper Elite, laissez moi vous expliquer la formule proposée par la saga de Rebellion. A chaque épisode, vous incarnez le tireur d’élite Karl Fairburne qui œuvre pour les gentils alliés durant la seconde guerre mondiale. Chaque épisode correspond à une destination unique où vous aurez votre lot de missions à réaliser afin d’infliger un revers significatif aux méchants nazis : Berlin, l’Afrique, l’Italie et maintenant la France. En tant que tireur d’élite, votre arme principale étant un fusil de précision, votre façon d’opérer sera d’une distance lointaine, caché. Vous devez vous la jouer en toute discrétion, bien que le corps à corps et le combat semi rapproché soit autorisé mais à très petite dose. De plus, et sans rentrer dans les détails puisque je ne souhaite pas vous spoiler, sachez qu’à l’instar de son « concurrent », Sniper Ghost Warrior, vous pouvez ralentir votre fréquence cardiaque afin de stabiliser votre tir, tout en prenant en compte le vent et sa force, même si ici c’est facultatif, selon la difficulté de votre partie.

J’ai fait le tour de la formule, place à ce 5ème opus. Nous sommes donc en France en 1944. Votre objectif ? Faire toute la lumière sur le Projet Kraken du grand méchant de cet épisode : Abelard Moller. L’occasion donc d’effectuer 9 missions sur des terrains différents et de contrecarrer une fois de plus les desseins nazis. Pas plus, pas moins. Oui le scénario de chaque épisode à toujours été en retrait, bien que basé sur des choses qui se sont vraiment passés durant la seconde guerre mondiale (l’opération Paperclip dans Sniper Elite V2, le prototype du char Landkreuser P1000 dans Sniper Elite 3, le programme de missiles Henschel Hs 293 dans le 4ème épisode). Sauf qu’ici, le projet Kraken est une pure invention du studio, ce qui détonne avec les précédents opus de la saga. Mais ce n’est pas bien grave, puisque l’on suit les aventures de ce cher Karl sans (trop) réfléchir.

Chaque mission vous propose d’explorer une carte semi ouverte comportant votre mission principale, vos objectifs secondaires ainsi qu’une cible à éliminer, en solo comme en duo. Pour ma part, j’ai accompli ce Sniper Elite 5 tout seul, du début jusqu’à la fin. Première nouveauté qu’à introduit le studio, c’est de proposer aux joueurs et aux joueuses d’envahir votre partie afin de se livrer à une petite partie de cache-cache. Fonctionnalité très intéressante sur le papier… Que j’ai désactivé immédiatement.

Autre nouveauté, c’est le fait de pouvoir customiser nos armes à condition de trouver les établis qui vous attendent sagement dans l’environnement. Sachez que vous pouvez aussi ramasser les armes des ennemis et en récupérer ses munitions, sachant que certaines d’entre elles sont elle aussi pourvues de ces fameuses améliorations, débloquées par vous ou non.

Pour le reste, la formule est inchangée. De l’infiltration, du tir à distance, les kill cam toujours de la partie et c’est tout. Du classique mais du très efficace puisque Sniper Elite 5 est toujours aussi jouissif, 5 ans après la sortie du 4ème opus, que j’avais arpenté en duo lors de sa sortie (lire le test de Sniper Elite 4). Sauf qu’ici, j’y ai joué seul et j’ai pris un (très) grand plaisir, manette en mains.

D’ailleurs, sachez que la DualSense est pris en compte et que les gâchettes et les vibrations sont de la partie. Côté graphismes, il faut savoir que cela n’a jamais été une priorité du studio, bien qu’il se rattrape du côté des environnements, tantôt jolis, tantôt vraiment superbes dans leur panorama, le tout aidé par un mode photo qui fait son office, c’est à dire pouvoir immortaliser ce moment de grâce, avant d’aller mettre une rouste aux méchants.

Pour la technique, même si j’ai essuyé quelques bugs comme un ralentissement d’une violence inouïe dans une mission, être passé sous le décor à 2 reprises et resté coincé dans un élément de décor, me forçant à relancer ma sauvegarde auto, tout s’est majoritairement bien passé, durant mes 20 heures de jeu. Un mot sur l’IA que j’ai trouvé assez bien calibré. En mode normal, elle se sert de son nombre pour vous déborder et prend des précautions pour se protéger. Elle est suffisamment réactive pour que je vous en parle donc.

Si je n’ai rien à dire de plus positivement parlant autre que Sniper Elite 5 est jouissif et que j’ai pris énormément de plaisir à accomplir mes 9 missions, il y a tout de même certaines choses qu’il me faut vous dire qui font que oui, Sniper Elite 5 régresse par rapport à son prédécesseur. Première chose, c’est l’absence notable du doublage français. On pourrait se dire que ce n’est pas si grave que cela et en soit, cela ne l’est pas vraiment… Sauf que Sniper Elite 5 se passe en France ! Si il y avait bien un opus à proposer un doublage en français, c’est bien celui là ! Entendre la Résistance Française, représentée sous les traits du personnage de Marie, parler et répondre en anglais avec un accent français, ça la fout vraiment mal en terme de cohérence. Au passage, les allemands parlent bien allemands et les américains, en anglais ! De plus, au rang des armes secondaires, on a le choix entre des mitraillettes et des… Mitraillettes. Ou est le fusil de tranchée bien présent dans Sniper Elite 4 ? J’ai quand même l’impression de chipoter avec ce second point mais je suis le genre de joueur à jouer avec un fusil à pompes dans tout mes JV.

Maintenant, place à mon avis. J’ai commencé la saga avec le 4ème opus et je trouve que ce 5ème opus reste dans le ton de son prédécesseur. Je n’ai pas ressenti la moindre lassitude que ce soit ni trouvé qu’il soit répétitif, bien que l’on fasse sans arrêt les mêmes objectifs d’une carte à l’autre, grâce je pense, au level design et la construction de 9 terrains tous aussi différents les uns que les autres. Ce que j’ai aimé le plus, c’est de ressentir à la fois un fort sentiment de solitude mélangé à des moments assez spectaculaire. L’histoire, bien qu’en retrait, se laisse « suivre » et Karl Fairburne, bien que manquant de personnalité autre qu’être un surhomme face à une armée de nazi reste toujours aussi badass. C’est peu certes, mais pour moi, Sniper Elite 5 fait le travail malgré quelques régressions et sans nouveautés notables. J’ai donc passé un très bon moment et je pense que je viserais le Platine un peu plus tard dans l’année et même soutenir le studio en me prenant son season pass à petits prix et à condition que son contenu soit intéressant…

Ce que j’ai aimé :

  • Le cadre de ce 5ème opus
  • 9 cartes variées, offrant de superbes panoramas
  • Une IA… Surprenante !
  • Les kills cams, toujours aussi jouissives
  • Une bonne durée de vie : 20 heures pour arriver au bout
  • Les customisations des armes à l’aide des établis qu’il faut trouver, une bonne idée je trouve
  • Le mode photo !

Ce que j’ai moins aimé :

  • Pas de doublage français alors que ça se situe en France !
  • Le mode invasion, que je ne trouve pas pertinent outre mesure…
  • Le fusil de tranchée/à pompes n’est pas de la partie :/
  • Quelques bugs ici et là…

Son appréciation

Rebellion nous propose un 5ème opus sous le signe de la continuité et nous livre donc un épisode solide sur ses acquis, malgré quelques petites régressions ici et là qui, fort heureusement, n’entache pas le plaisir de jeu. J’ai donc passé 20 très bonnes heures de jeu en compagnie de Karl Fairburne et je pense que dans le courant de l’année, je reviendrais sur ma partie afin de compléter mon Platine. En attendant, si vous avez aimé le 4ème épisode, il n’y a aucune raison pour que vous évitiez celui-ci, tant il reste efficace et maitrisé dans une formule qui mériterait tout de même d’évoluer pour le prochain. En attendant, ce fût tout de même bien bon ce Sniper Elite 5 !

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