[Test] Dolmen : Une bonne proposition pour se lancer dans les Souls like en douceur ?

Développé par le studio brésilien Massive Work Studio, édité par Prime Matter et distribué chez nous par Koch Media, Dolmen vous propose une aventure entre science fiction et survie sur une planète laissée à l’abandon après un terrible évènement. Votre mission ? Faire toute la lumière sur ce qu’il s’est passé et sécuriser Revion Prime. Sauf que cela ne sera pas de tout repos…

Test et captures d’écrans réalisés à partir d’une Version PS5 physique, fournie par Koch Media, que je remercie pour leur éternelle confiance.

Dans une cinématique d’introduction doublée en Version Originale et sous titrée en français, Dolmen vous explique votre mission. Vous devez sécuriser Revion Prime en vue de pouvoir permettre à vos copains-copines d’y mettre les pieds afin de mettre à nouveau la main sur son minerai : le Dolmen. En l’espace de 10 secondes, le scénario de Dolmen se dévoile à nous et restera donc en retrait tout au long de votre aventure, sauf si vous prenez la peine de lire les différents écrans disséminés sur votre passage et c’est tout. Le scénario est donc minimaliste et sa mise en scène y est inexistante. Le personnage que vous incarnez n’a pas de visage et restera silencieux la majeure partie de progression. Il paraît donc que Dolmen est un mélange entre Dead Space et Dark Souls. Pour la première inspiration, je cherche encore mais il est vrai que pour la seconde, Dolmen s’en est inspiré. A moitié d’ailleurs.

Dolmen est donc un Dark Souls like pur souche. Néanmoins, là ça aurait pu nous faire fuir, vous faire fuir, me faire fuir, il faut bien avouer que j’ai tout de même réussi à avancer, jusqu’à réussir, comme un grand garçon que je suis, à battre les 2 premiers boss du jeu. Néanmoins, je vais être franc avec vous et j’en suis désolé auprès de Koch Média : je n’ai pas fini Dolmen et pire, et c’est très rare que cela m’arrive (bien que ces derniers temps, cela m’arrive de plus en plus), Dolmen me soit littéralement tombé des mains.

Parce que toute les mécaniques propre au genre sont là : des âmes à farmer (ici appelées nanites), à la barre d’endurance qui se voit consommer quand on attaque/esquive ou bloque les attaques ennemis, aux statistiques diverse et variées bien connues des amateurs du genre ainsi qu’aux équipements à se forger contre des matériaux augmentant notre attaque et notre défense, on peut dire que le studio à bosser un peu son sujet avant de développer son jeu. Sauf que très vite, on se rend compte de quelque chose d’assez particulier. Si le jeu est exigeant avec son joueur et sa joueuse, il ne nous le rend pas en retour.

Un JV peut très bien être exigeant envers nous (c’est d’ailleurs source du même débat encore et toujours sur le fait qu’un JV devrait ou non proposer un mode facile dès sa sortie afin d’être accessible). J’en veux pour exemple les productions From Software, de Dark Souls à Elden Ring, en passant par Sekiro et Bloodborne ou même du côté de la Team Ninja avec Nioh et même un certain Returnal du studio Housemarque qui est le seul de la liste que j’ai réussi à accomplir et platiner. Alors oui, je n’ai toujours pas touché un seul From Software (c’est néanmoins prévu avec Demon’s Souls) mais mon expérience sur Returnal me permet tout de même de dresser le constat suivant : le studio n’a pas compris la magie de ce genre de production. Si un jeu se veut être d’une exigence folle avec son joueur, il lui faut tout de même des contreparties. Hors, dans Dolmen, ces fameuses contreparties sont inexistantes. Combien de fois, je me suis rendu compte qu’en voulant faire une parade avec le bouclier, je prenais tout de même les dégâts alors que 2 minutes plus tôt, dans la même configuration, je ne les prenais pas ? Ceci est un exemple parmi tant d’autres d’un gameplay au centre de l’expérience qui peine donc à être convainquant.

Le gameplay donc, qui est l’unique attraction de ce Dolmen est loin, très loin même, de m’avoir satisfait. Moi qui suis avant tout un joueur à scénarios, j’accepte de temps de temps de me prêter à ce genre de JV où le gameplay est une priorité, au détriment du reste. Et ici, j’ai le malheur de vous dire que c’est bien le gameplay qui m’a fait lâcher la manette. On ne ressent rien lors des combats, que ce soit contre de simples monstres ou même contre les boss. On avance, on se bat, on avance, on se bat. Tout est mécanique, tout manque d’âmes et de saveur jusqu’à ce que le couperet tombe : on lâche Dolmen.

Graphiquement, sur PS5, Dolmen fait peine à voir. Ni plus, ni moins. Techniquement, je n’ai eu aucun souci. Pas de freezes, pas de ralentissements et Dolmen tourne en 60 fps sans sourciller (on peut, au passage, choisir entre le 30 fps avec une attention sur des détails de l’environnements ou le 60 fps mais sans cette attention particulière). De plus, la DualSense n’est pas prise en charge. Pas de vibrations, pas de gâchettes ni de touch pad. Le strict minimum donc. Un mot sur la durée de vie. Pour ne pas changer des habitudes, cela reste une donnée propre à chaque joueur. Si je lui ai consacré une bonne quinzaine d’heures sans aller au bout, tout dépendra donc de vous. Si vous accrochez ou non, si vous allez au bout de l’aventure ou non, si comme moi, vous devez farmer un minimum entre chaque boss ou non. En soit Dolmen peut très bien être chronophage ou pas du tout.

Mais au delà de ce constat négatif, est-ce que Dolmen à des cartes à jouer ? Oui, fort heureusement. En premier lieu : son prix. Proposé à 40 € dans le commerce, Dolmen peut se targuer d’être accessible d’un point de vue commercial. En second, je dirais tout de même sa relative facilité. Parce qu’à comparer avec un certain Nioh 2, les premiers ennemis que vous rencontrerez dans Dolmen ne vous tueront pas (sauf si vous le cherchez vraiment) en un coup et hop on recommence. De plus, si j’ai pu me faire les 2 premiers boss, c’est que j’ai pris le temps de farmer au préalable et ainsi pouvoir distribuer des nanites dans les compétences dont j’avais besoin (j’ai varié entre la force, la constitution, la vigueur et l’énergie) ainsi que de me créer les pièces d’armures et armes dont j’avais besoin pour être un tantinet équipé. Et c’est (malheureusement) tout. Quand je lit qu’il est un mix entre Dead Space et Dark Souls, je me gratte légèrement la tête en me demandant où est-ce que les gens ont vu du Dead Space parce que je cherche encore à l’heure où est écrit ce test. Là où Dead Space avait une ambiance que je qualifie d’inoubliable, Dolmen n’a absolument pas d’ambiance et ce n’est pas parce son « intrigue » se passe sur une planète désolée en proie à des extra terrestres divers et variés qu’immédiatement, on peut se permettre de le comparer à Dead Space…

Alors oui, le studio derrière est un studio avec un faible nombre de développeurs (du moins, je le suppose) qu’il faut tout de suite resté positif. J’aurais pu l’être encore plus que je ne le suis, à condition que ce fameux Dolmen n’était pas ce genre de JV qui exige énormément de son joueur sans lui redonner quelque chose en retour… Parce que j’estime, dans la mesure où on reste courtois et respectueux, que toute bonne critique même négative peut être émise et est pertinente si on l’accepte. Et vous me connaissez depuis le temps, quand j’ai besoin de dire les choses, je les dit, même si, effectivement, j’ai tendance à être trop brut(e) de décoffrage. Il aurait donc été pertinent, à mon sens, bien que pour un Dark Souls like, Dolmen soit relativement accessible, que ce dernier le soit encore plus en proposant des modes de difficultés à la carte, afin d’avoir l’intelligence de proposer au moins une première contrepartie envers le joueur qui lui donnerait une chance. Parce qu’en l’état, j’ai du mal à trouver des arguments envers un JV noyé au milieu de la masse de productions vidéoludiques qui sont sorties en ce début d’année, sortent et sortiront dans les mois à venir.

Ce que j’ai aimé :

  • Peut représenter une bonne première ouverture dans le genre du Dark Souls Like
  • Un prix doux (moins de 40€ dans le commerce)
  • Un 60 fps constant, sans aucun souci

Ce que j’ai moins aimé :

  • Exige beaucoup de son joueur sans lui redonner quelque chose en retour
  • Cela manque d’ambiance…
  • On ne ressent rien lors des combats
  • Un gameplay loin d’être maitrisé par son studio
  • La DualSense absolument pas prise en charge
  • Je cherche toujours la comparaison avec Dead Space

Son Appréciation

Dolmen finira par être noyé dans le flot de productions qui sont sorties et vont sortir dans les mois qui arrivent mais si comme moi, vous sortez de Returnal et que vous vous êtes décidé(e)s à en voir plus du côté du genre du Souls like mais que vous êtes tout de même frileux(se) avant de vous lancer véritablement, Dolmen peut être une petite alternative avant de vraiment se lancer. Néanmoins, j’ai le regret de vous dire que les finitions, tel que le gameplay, les graphismes, l’ambiance et le cadre manque cruellement d’un certain soin. Alors oui, Dolmen est vendu à un prix décent mais on peut tout de même être exigeant sur certain points, là où le JV exige beaucoup de nous mais nous ne le rend pas du tout manette en main.

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