[Test] Chorus (PS4) : l’excellente surprise de cette fin d’année !

Développé par le studio Fishlabs et édité par Deep Silver, Chorus est sorti le 3 décembre dernier dans une discrétion plus que totale… Je vous propose mon avis sur la toute dernière et agréable surprise de cette fin 2021.

Test et screenshots réalisés à partir d’une version PS4 physique sur PS5, fournie par Koch Média que je remercie encore et toujours pour leur confiance. Aucun spoil n’est présent dans ce test.

Dans Chorus, vous incarnez Nara. L’intrigue démarre 7 ans après un terrible évènement auquel a pris part Nara et la poussant à fuir le Grand Prophète qui n’a qu’un seul objectif : forcer la galaxie toute entière à se plier à une certaine forme de doctrine religieuse et ce, par la force. Soumettez vous ou périssez, tels sont ses désirs à ce cher monsieur… C’est ainsi que Chorus débute. Timidement et prenant le temps d’installer son intrigue, Chorus nous résume alors son contexte sans s’embarrasser de bons sentiments. Certains trouveront qu’il met beaucoup trop de temps pour se lancer, mais de mon point de vue, je trouve qu’au contraire, le soin de poser les bases scénaristiques est de la partie. Rapidement, l’élément perturbateur arrive et l’on comprend où Chorus souhaite nous emmener : Nara, soif de vengeance va se lever et décider d’affronter le joug et l’oppression du Grand Prophète. Et c’est de cette façon que le jeu ne nous lâchera pas durant tout le temps de son aventure purement solo.

Une histoire bien écrite, sous forme de voyage héroïque pour Nara qui, entre deux batailles interstellaire va partir à la recherche de tout ce qui lui permettra de se dresser face à l’oppresseur. En premier lieu, elle récupérera son fidèle compagnon, vaisseau spatial doté d’une IA appelé Forsaken. Non content d’être doué de la parole, ce dernier nous permettra de réaliser des trajectoires impossibles pour d’autres, comme la Dérive, sorte de dérapage nous permettant de prendre à contre pieds nos poursuivants et pouvoir opérer une contre attaque salvatrice dans bien des situations. Une histoire bien écrite, intéressante à suivre, ne subissant peu ou pas du tout de temps morts et ce jusqu’à la fin. De plus, les quêtes secondaires sont avant tout là pour nous proposer du lore et certains personnages secondaires eux aussi bien écrits. Si le scénario de Chorus est plaisant à suivre en nous accrochant jusqu’à son boss de fin, il faut tout de même accepter que sa narration est elle brut de décoffrage. Un mot sur la durée de vie, j’ai vu la fin de Chorus en un peu plus de 25 heures, en me promenant énormément, réalisant des quêtes secondaires et des évènements aléatoires nous gratifiant de crédits et autres récompenses. Une durée de vie plus que convenable et je n’aurais pas dit non pour une nouvelle partie +.

Mais la véritable force de Chorus, c’est bien son gameplay, hé oui. Chorus se veut être un shooter spatial où avec votre vaisseau vous allez vous battre contre une IA qui répond assez bien. Ayant déjà joué à plusieurs Ace Combat ainsi qu’à Hawx, il me faut bien vous avouer que certains réflexes de l’époque sont revenus immédiatement, m’offrant alors la possibilité de m’immerger instantanément pour mon plus grand plaisir. Si au début de votre aventure, il faudra attendre de récupérer Forsaken, très vite, vous allez comprendre que vos possibilités d’attaques sont réparties en deux spécialités : les armes du vaisseau (le laser pour les boucliers, la gatling pour tous vos ennemis et les lances missiles pour les vaisseaux blindés) ainsi que vos « Rites », les pouvoirs de Nara que vous récupérerez au fur et à mesure de l’histoire. De plus, sachez que vous pourrez augmenter la puissance de Forsaken en vous rendant dans les hangars de certaines stations afin d’être toujours prêt(e)s au combat.

De plus, Chorus se veut être en semi monde ouvert sur un peu plus de 5-6 cartes aux environnements différents, ayant toutes leur propre ambiance et offrant à chaque fois un dépaysement garanti, pour peu que vous soyez, comme moi, réceptifs en termes de paysages dans l’espace. Je trouve que Chorus est vraiment magnifique dans ses décors et nous pousse à chaque fois à la contemplation et s’amuser avec le mode photo. Néanmoins, les visages, surtout celui de Nara sont un peu sommaires et grossiers et jurent avec le reste de la direction artistique si singulière de l’œuvre.

Techniquement parlant, j’ai joué à une version PS4 sur PS5 et si dans les phases de gameplay, Chorus est en 60 fps, les cinématiques sont en 30 fps nous offrant une impression un peu étrange de ralenti. Je n’ai pas eu de réels soucis, pas de micro freezes (ni de freezes d’ailleurs), pas de ralentissements mais je n’ai pas eu droit à la mise à jour vers la PS5, pourtant bien inscrite sur la jaquette du jeu et je n’ai aucun renseignement à vous donner quant à sa disponibilité (à date de l’écriture de ce Test). Cela ne m’a pas du tout dérangé mais il me fallait être franc avec vous. Un mot sur la bande son, si je l’ai trouvé plutôt discrète dans les bastons (je pense que je n’y ai pas prêté attention), j’adore tout particulièrement son Main Thème, tout simplement exceptionnel.

Parlons enfin de mon avis sur Chorus. Ne l’attendant absolument pas et ne sachant pas du tout dans quoi je m’embarquais quand je l’ai reçu, j’ai finalement été (très) agréablement surpris par cette production AA sortant dans un anonymat quasi complet. Outre le gameplay que je trouve d’une précision qui force le respect, j’ai réellement un petit coup de cœur pour Nara et sa quête de vengeance contre un ordre surpuissant. Malgré une narration légèrement décousue, Chorus nous conte une histoire qui se laisse suivre et qui m’a accroché du début jusqu’à la fin. Néanmoins, j’ai deux petits griefs à retenir. Encore une fois, je me permet d’être franc avec vous : j’ai beau creuser, je n’ai pas de point réellement négatif à propos de Chorus. Oui, il ne réinvente ni son genre et ne souhaite pas le faire. Ce que vous ferez dans Chorus est aussi un peu la même chose que dans un Ace Combat sauf que le cadre se veut être dans l’espace.

Son scénario bien que sombre et brassant énormément de sujets comme la vengeance, la religion, les conséquences de la guerre, avec la petite particularité que Chorus n’épargne aucun des deux camps. Le premier point négatif vient de son doublage en VO. J’aurais bien aimé avoir un doublage français, histoire de ne rater aucune miette des dialogues. Parce que ce n’est pas souvent évident de lire les sous titres alors que l’on doit manœuvrer pour éviter les attaques de nos ennemis. Le second point négatif que j’aurais à reprocher, c’est l’absence d’un NG + qui m’aurais permis de décrocher son Platine sans trop me compliquer la tâche. Parce que oui Chorus est la toute dernière bonne surprise de cette année 2021 ultra chargée en termes de Jeux Vidéo et cela ne m’arrive pas souvent d’être plongé dans un JV que je n’attend pas et de ne pas lâcher la manette. De ce fait, Chorus décroche le tout dernier Coup de Coeur du Blog pour cette année 2021.

Ce que j’ai aimé :

  • Les personnages de Nara et de Forsaken, charismatiques autant l’un que l’autre
  • Son magnifique Main Thème !
  • Un gameplay arcade millimétré au petits oignons nous permettant de réaliser des actions ultra spectaculaires
  • Une durée de vie plus que convenable (environ 25 heures en normal en prenant tout mon temps)
  • Son mode photo
  • Graphiquement magnifique dans ses nombreux décors
  • Un scénario plaisant à suivre

Ce que j’ai moins aimé :

  • Pas de mise à niveau PS4-PS5 à la sortie du jeu
  • Une narration un peu décousue
  • J’aurais bien aimé un doublage français
  • J’aurais bien aimé un NG+ histoire de pouvoir décrocher le Platine sans trop de difficulté

Son appréciation

Doté à la fois d’un scénario plaisant à suivre et d’un gameplay addictif, Chorus est la toute dernière bonne surprise de cette année surchargée. Je ne m’attendais à rien et j’en suis ressorti conquis par une œuvre qui mériterait un peu plus de visibilité tant elle m’a happé dans son aventure, la tête dans les étoiles. J’ai tellement passé un agréable moment manette en main que je lui décerne le dernier Coup de Cœur du blog de cette année tant Chorus le mérite amplement. Bravo Fishlabs !

4 réflexions sur “[Test] Chorus (PS4) : l’excellente surprise de cette fin d’année !

    1. Si tu aime les shooter spatiaux ou même les JV comme Ace Combat, je te recommande vivement Chorus 🙂 il est vendu à prix « doux » (environ 40€) et il les vaux largement 😇 les screenshots que tu peut voir, c’est ce que tu voit manette en main et je trouve même qu’il est plus beau manette en main. J’espère que je te l’ai encore mieux vendu que dans son test 😅😅😅

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